Vue aérienne du centre de Leipzig et de ses clochers

Visiter Leipzig : que faire, combien de jours, itinéraire

Le centre se fait en trois heures. Ce qui justifie de rester une nuit de plus, c'est ce qui se passe à vingt minutes de tram, dans les anciennes usines.

Combien de jours pour visiter Leipzig ?

Une journée suffit pour le centre historique, entièrement piéton et parcourable en trois heures. Deux jours permettent d'ajouter Plagwitz et la Spinnerei, qui sont la vraie raison de rester. Trois jours si vous enchaînez avec Dresde, à 1 h 10 de train.

Leipzig en 1 jour : l'itinéraire du centre

Tout part de la Marktplatz. L'ancien hôtel de ville, la Mädlerpassage et ses passages couverts, la Thomaskirche et la Nikolaikirche sont tous à moins de dix minutes à pied les uns des autres. Le centre est ceinturé par un anneau de boulevards qui marque l'emplacement des anciennes fortifications : au-delà, on quitte la zone touristique. Comptez trois heures pour l'essentiel, une journée en prenant le temps d'entrer partout.

Leipzig en 2 jours : ajouter Plagwitz

Le deuxième jour se passe à l'ouest, dans l'ancien quartier industriel. C'est là que Leipzig devient intéressante, et c'est ce que les listes de dix choses à faire oublient systématiquement.

Leipzig en 3 jours : le combiné avec Dresde

C'est le format qui fonctionne le mieux depuis la France. Les deux villes sont reliées en 1 h 10 de train direct, avec des départs fréquents, et elles ne se ressemblent pas du tout : Dresde pour le baroque et les collections, Leipzig pour la musique et la scène contemporaine. Visiter Dresde.

Que voir dans le centre historique

Marktplatz et l'ancien hôtel de ville

L'Altes Rathaus, avec sa longue façade Renaissance et son beffroi décentré, est l'un des rares hôtels de ville Renaissance conservés d'Allemagne. Il abrite aujourd'hui le musée d'histoire de la ville. La place accueille un marché plusieurs fois par semaine et le marché de Noël en décembre.

Les passages couverts et l'Auerbachs Keller

Leipzig est une ville de foires depuis le Moyen Âge, et son centre est truffé de passages couverts qui reliaient les cours marchandes. On peut traverser une grande partie du centre sans sortir, ce qui est appréciable en hiver. Le plus connu est la Mädlerpassage, qui abrite l'Auerbachs Keller, taverne du XVIᵉ siècle où Goethe situe une scène de Faust. On peut y dîner ; c'est touristique, mais le lieu vaut le coup d'œil.

Thomaskirche : Bach, son tombeau et le chœur

Jean-Sébastien Bach a été cantor de la Thomaskirche pendant vingt-sept ans, jusqu'à sa mort en 1750, et c'est là qu'il est enterré, devant l'autel. Le Thomanerchor, chœur de garçons fondé au XIIIᵉ siècle, chante toujours dans l'église lors de motets hebdomadaires ouverts au public. Y assister est probablement la meilleure chose à faire à Leipzig. Le musée Bach se trouve juste en face. Mendelssohn et Schumann ont eux aussi vécu dans cette ville, dont le Gewandhaus reste l'un des grands orchestres européens.

Nikolaikirche et la révolution pacifique de 1989

C'est ici que la RDA a commencé à tomber, et pas à Berlin. À partir de 1982, la Nikolaikirche accueille chaque lundi des prières pour la paix, qui deviennent au fil des années un point de ralliement pour les opposants au régime. Les rassemblements grossissent au cours de l'été 1989.

Le 9 octobre 1989, environ 70 000 personnes manifestent autour de l'église et sur le Ring, aux cris de « Wir sind das Volk », nous sommes le peuple. Les forces de sécurité étaient massées et préparées à intervenir. Elles n'ont pas tiré. Cette soirée est considérée comme le tournant de la révolution pacifique. Le mur de Berlin tombe un mois plus tard, le 9 novembre.

L'église se visite librement, et son intérieur néoclassique aux colonnes en palmier est surprenant. Le musée du Runde Ecke, installé dans l'ancien siège régional de la Stasi, documente l'appareil de surveillance qui a précédé ces événements. L'histoire de l'Allemagne replace cette période dans son contexte, et la page sur les capitales rappelle que la capitale de la RDA était Berlin-Est.

Plagwitz et la Spinnerei : le Leipzig contemporain

On compare souvent Leipzig au Berlin d'il y a quinze ans, et c'est ici que la comparaison prend son sens. Plagwitz est un ancien quartier industriel de l'ouest, vidé après 1990, puis progressivement réinvesti par des artistes et des collectifs.

La Spinnerei

L'ancienne filature de coton, qui fut la plus grande d'Europe continentale, occupe un vaste ensemble de bâtiments en brique. Elle abrite aujourd'hui environ une centaine d'ateliers d'artistes, des galeries, un cinéma et des espaces d'exposition. On y entre librement, on circule entre les halles, et plusieurs galeries sont ouvertes au public. Vérifiez les jours d'ouverture des galeries avant de venir, ils sont limités.

Karl-Heine-Straße et le canal

L'artère principale du quartier, bordée de cafés et de bars, longe le canal Karl-Heine, qu'on peut descendre en canoë ou en bateau électrique en été. Leipzig est traversée par un réseau de canaux et bordée de lacs issus d'anciennes mines à ciel ouvert réaménagées, ce qui en fait une ville étonnamment verte et aquatique.

Le Völkerschlachtdenkmal

Le monument de la bataille des Nations, inauguré en 1913 pour le centenaire de la bataille de Leipzig de 1813, où les coalisés défirent Napoléon. C'est un bloc de béton et de granit de 91 mètres de haut, massif et écrasant, l'un des plus grands monuments d'Europe. On monte au sommet par des escaliers étroits pour une vue sur la ville. Il est à quelques stations de tram du centre, et son architecture vaut le déplacement même si le sujet ne vous intéresse pas.

Quand aller à Leipzig

De mai à septembre pour la douceur, les terrasses et les canaux. Décembre pour le marché de Noël sur la Marktplatz, l'un des plus anciens du pays. Janvier et février sont froids, gris et sans intérêt particulier ici. Le climat est continental, comme à Berlin : hivers secs et froids, étés qui peuvent être chauds. Quand partir en Allemagne et le climat mois par mois.

Comment aller à Leipzig depuis la France

Il n'y a pas de liaison directe simple depuis la France : le plus courant est de passer par Francfort ou Berlin en train, ou de voler sur Berlin puis de prendre l'ICE, qui met un peu plus d'une heure. La gare centrale de Leipzig est l'une des plus vastes d'Europe en surface, et elle abrite un centre commercial sur trois niveaux : ne vous étonnez pas de la traverser longuement. Le train en Allemagne et les vols vers l'Allemagne. Sur place, le réseau de trams couvre tout et le centre se fait à pied.

Où dormir : dans quel quartier loger

Le centre, à l'intérieur du Ring, pour tout faire à pied sur un séjour court. Südvorstadt, le long de la Karl-Liebknecht-Straße, pour les restaurants et les bars, à un quart d'heure à pied du centre. Plagwitz si vous venez pour la scène artistique. Leipzig reste l'une des grandes villes allemandes les plus abordables à l'hôtel, sauf pendant les grands salons.

Vivre à Leipzig, c'est autre chose

Leipzig est devenue l'une des destinations d'installation les plus attractives d'Allemagne pour les francophones. Marché locatif, quartiers résidentiels, emploi, démarches : c'est un tout autre sujet que le tourisme.

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Questions fréquentes sur la visite de Leipzig

Une journée suffit pour le centre historique, qui est petit et entièrement piéton. Comptez deux jours pour y ajouter le quartier de Plagwitz et la Spinnerei. Trois jours si vous enchaînez avec Dresde.

Oui, à condition de savoir ce qu'on y cherche : une ville de musique classique, un lieu de mémoire de 1989, et une scène artistique installée dans d'anciennes usines. Ce n'est pas une ville de monuments spectaculaires.

De mai à septembre pour la douceur et les terrasses au bord du canal. Décembre pour le marché de Noël, l'un des plus anciens d'Allemagne. Janvier et février sont froids et gris, à éviter.

Oui, c'est même le format le plus courant depuis la France. Les deux villes sont reliées en 1 h 10 par train direct, avec des départs fréquents. Trois jours suffisent pour les deux.

Le zoo de Leipzig, l'un des plus réputés d'Europe avec sa halle tropicale Gondwanaland, et le Panometer, un panorama géant installé dans un ancien gazomètre. Le centre piéton se parcourt facilement en poussette.